MORPHOLOGIE, MORPHOTYPE & METABOLISME : ON FAIT LE POINT

Si on vous parle de mésomorphe, d’endomorphe et d’ectomorphe, ça vous dit quelque chose ? On fait le point sur les morphotypes en musculation.

Si vous débutez les sports de muscle ou si vous soulevez de la fonte depuis un bout de temps, il y a au moins un point commun : vous devez souvent entendre parler de morphotypes. Mais qu’est-ce que le morphotype exactement, comment est-ce qu’il influe sur votre entraînement et surtout : est-ce que ça marche ? Alors pour en savoir plus sur les morphotypes, la morphologie et le métabolisme, on vous donne quelques explications.

Le morphotype, toujours d’actualité ?

On commence donc dans l’ordre chronologique et on vous présente la théorie des morphotypes, qui a vu le jour aux Etats-Unis dans les années 1940. L’idée ? C’est qu’il existe 3 morphotypes dans lesquels vous êtes supposée à peu près rentrer.

Les endomorphes :

La silhouette endomorphe se caractérise par une petite taille, des membres courts, une allure plutôt trapue et une certaine force. C’est aussi le morphotype qui est supposé prendre le plus rapidement du poids et de la masse graisseuse, notamment au niveau du ventre et des jambes.

Et pour les entraînements , on conseille souvent aux endomorphes des efforts de longue durée, par exemple beaucoup de répétitions avec des poids moins lourds, et un travail cardio en complément.

Les mésomorphes :

Chez les mésomorphes, le corps est large, avec les muscles et des articulations développés. On est donc sur une silhouette adaptée à la musculation, avec une ossature forte, des épaules carrées, un buste large et un bassin étroit. Supposément, le type mésomorphe n’a pas vraiment de difficultés à prendre du muscle.

Pour les entraînements, on conseille aux mésomorphes de commencer par travailler l’ensemble du corps avec un effort global et une montée progressive de l’effort, sans pour autant négliger les périodes de récupération entre les entraînements.

Les ectomorphes :

On finit avec la silhouette la plus longiligne : le type ectomorphe. Ici, il s’agit donc d’une grande taille, d’une ossature et d’articulations fines et d’un physique plutôt maigre. D’ailleurs, le fait de ne pas prendre de poids serait un peu le principe de l’ectomorphe.

Pour les entraînements, on conseille donc aux ectomorphes de miser sur peu de séances (3 par semaine) mais en mettant l’accès sur l’intensité et sur des charges lourdes.

Voilà pour les 3 morphotypes dont vous entendez souvent parler en musculation et sur lesquels vous êtes supposé·e baser votre programme d’entraînement et votre régime en théorie. Seulement, vous êtes peut-être en train de vous dire que la théorie c’est bien, mais que dans la pratique, vous ne correspondez pas précisément à un seul morphotype.

 

Alors pour aller plus loin, parlons un peu de morphologie et de métabolisme !

 

MUSCLE

MORPHOLOGIE & METABOLISME : PRENEZ LES DEVANTS !

Vous vous en doutez, votre silhouette a peu de chances de correspondre à un seul morphotype. Il se peut que vous soyez une combinaison de 2 voire des 3 morphotypes, avec vos points forts et vos points faibles. C’est d’ailleurs pour cela qu’en dehors du sport, on a tendance à parler de morphologie plutôt que de morphotype.

 

Et puisque l’hypothèse des morphotypes associe le métabolisme à la silhouette, vous vous demandez peut-être quelles informations retenir sur votre métabolisme si vous n’entrez pas dans un seul morphotype. Pour vous apporter quelques réponses, on laisse la parole à Amanda, coach sportive et responsable de la communication du cross-training chez Domyos. “L’idée de morphotype peut servir de repère pour commencer. Ca peut aider à prendre conscience de la notion de métabolisme et orienter vers une certaine diète. Il faut aussi et surtout se rappeler que le métabolisme évolue en fonction de l’âge.”

 

En effet, au delà de votre silhouette, morphologie ou morphotype, votre métabolisme dépend aussi grandement de votre mode de vie et de votre âge : votre alimentation, votre activité physique et votre rythme de vie aussi ont leur mot à dire sur vos pertes ou prises de poids. Et ça tombe bien, car les sports de muscle servent aussi à ça : développer votre corps et votre potentiel en fonction de vos objectifs et de vos capacités, et surtout à vous faire plaisir et à gagner aussi en confiance. “La musculation est aussi un moyen de contrecarrer les prédispositions naturelles ou génétiques que l’on peut avoir. On entend souvent dire ‘j’ai une grosse ossature’ ou ‘j’ai une ossature fine’. Il y a toujours des personnes qui auront des gains plus facilement. Ca ne veut pas dire pour autant que ça ne sert à rien parce que vos gains seront plus longs à apparaître. La musculation est avant tout une histoire de patience et de persévérance.”

MORPHOTYPE & ASSIETTE TYPE

Et dans l’assiette alors ? Comment prendre en compte votre morphologie et votre métabolisme dans votre alimentation, spécialement si vous voulez perdre de la graisse et/ou prendre du muscle ?

Nous sommes allés demander l’avis de Julie, coach sportive et diététicienne :

“C’est vrai que la notion de morphotype revient toujours en sport et en diététique. Et même si c’est une notion empirique, il y a en effet des personnes qui ne vont pas prendre de poids et d’autres qui vont prendre des pecs au bout de 3 pompes. Cela dit, ce n’est pas une raison pour se mettre des freins.”

 

À nouveau, vos objectifs n’appartiennent qu’à vous. Et pour les atteindre, une alimentation de qualité reste une des clefs, quels que soient votre métabolisme ou votre morphotype. “Au final, les règles sont toujours les mêmes en diététique : des protéines de bonne qualité et des acides gras de bonne qualité. La différence se joue sur les glucides, selon qu’on pratique la musculation, le cross training, qu’on prenne du poids lentement ou rapidement. Tout est question de quantité et il est important de fractionner les repas lorsque l’on augmente le nombre de calories consommées.”

 

Au programme donc, des protéines et des lipides de qualité, et des sucres lents adaptés à votre métabolisme et vos objectifs : diminuez les féculents si vous voulez sécher et multipliez les petits repas pour rester tonique si vous voulez prendre de la masse.

Et vous, est-ce que vous vous retrouvez dans le principe des 3 morphotypes ? Et comment adaptez-vous votre alimentation à vos objectifs ? Partagez-nous vos avis et vos conseils et n’hésitez pas à nous dire si cet article vous a plu !
SignatureMerwen

MERWEN

Rédacteur équipe DECATHLON

Mordu des playgrounds, passionné des parquets, féru des bassins et grand amateur de sport en général.

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